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Notes olfactives

Parfums à la Cannelle pour Homme

Notre sélection des meilleurs parfums homme à la cannelle. Trouvez le parfum homme idéal dans cette note.

69parfumsNote de cœur
Yves Saint Laurent Jazz
01Yves Saint Laurent

Jazz

Il y a des parfums qui n'ont pas besoin d'explication. Celui-là s'impose d'emblée — aromatique, direct, avec cette autorité tranquille des masculins de la fin des années 80 qui ne cherchaient pas à plaire à tout le monde. Jean-François Latty a signé quelque chose d'assez remarquable en 1988 : un boisé aromatique qui sent son époque sans en être prisonnier. L'ouverture est franche, presque sèche. La lavande et l'armoise donnent le ton — herbacé, légèrement camphré — avant que la coriandre et la noix de muscade viennent poser une chaleur épicée, pas agressive. Le cœur, lui, s'installe en douceur : l'iris et l'œillet apportent une poudre discrète, presque chic, qui rappelle les costumes bien coupés et les caves de jazz enfumées du Paris d'une autre époque. Puis le fond prend le relais et c'est là que le jus révèle vraiment son caractère — mousse de chêne, tabac, cuir, un santal qui arrondit l'ensemble sans l'adoucir. Côté tenue, on est sur quelque chose de raisonnable, fidèle au style de l'époque. Le sillage reste proche de la peau après quelques heures. C'est le genre de parfum qu'on adopte par habitude et qu'on finit par ne plus imaginer porter autrement — un classique pour qui assume une certaine idée de l'élégance masculine, sans fioritures.

78,00 €
Jean Paul Gaultier Le Male
02Jean Paul Gaultier

Le Male

Il y a des parfums qui traversent les décennies sans vieillir vraiment — celui-là en fait partie, et ce n'est pas un hasard. Créé en 1995 par Francis Kurkdjian, alors tout jeune nez, il appartient à cette famille oriental fougère qui jouait déjà les équilibristes entre virilité affirmée et douceur presque troublante. La lavande et la menthe arrivent en premier, nettes, presque barbier — puis la cardamome glisse quelque chose d'épicé, d'un peu chaud, avant que la cannelle et la fleur d'oranger ne viennent brouiller les pistes. C'est là que ça devient intéressant. Le fond, lui, ne cherche pas à surprendre. Vanille, fève tonka, santal, ambre — un socle généreux, presque comestible par moments, qui ancre tout le reste dans quelque chose de profondément sensuel. Côté tenue, le jus est généreux sans être agressif : deux touches suffisent largement, surtout en soirée ou dans le froid, où il se révèle vraiment. Pas pour tout le monde, évidemment. Certains trouveront la vanille trop présente, le cap trop assumé. Mais pour ceux qui aiment les fragrances qui ne s'excusent pas d'exister, ce classique dans son flacon torso — devenu iconique — reste une référence honnête.

47,50 €
Viktor & Rolf Spicebomb Metallic Musk
03Viktor & Rolf

Spicebomb Metallic Musk

Difficile de rester indifférent à ce que Jean-Christophe Hérault a construit ici. Spicebomb est une franchise qu'on connaît bien — parfois trop — mais cette déclinaison 2025 prend une direction inattendue, presque paradoxale : un oriental épicé qui mise tout sur la peau plutôt que sur la puissance. Les aldéhydes en tête donnent d'abord une impression presque froide, métallique comme le nom l'indique, avant que le poivre noir ne vienne chauffer l'ensemble. La bergamote passe vite. L'élémi, lui, laisse une trace résineuse légèrement camphrée — ce détail fait la différence. Le cœur est le territoire connu de la maison : poivre, cannelle, un soupçon de lavande pour équilibrer. Rien de révolutionnaire, mais l'exécution est soignée. C'est au fond que tout bascule vraiment. Le labdanum et l'ambrette s'entrelacent avec un musc d'une douceur presque troublante — charnel sans être lourd, animal sans être vulgaire. Le cuir reste discret, il suggère plus qu'il n'affirme. Côté tenue, on est sur quelque chose d'étonnamment sage pour un oriental de cette famille. Projection modérée, sillage proche de la peau après deux heures. Un parfum de séduction intime, plutôt fait pour les soirées d'automne que pour s'imposer dans une pièce.

58,50 €
Rabanne 1 Million
04Rabanne

1 Million

Sorti en 2008, ce jus a littéralement reconfiguré le marché du parfum masculin grand public — et ce n'est pas une exagération. Il y a un avant et un après. Le flacon en lingot d'or, la campagne provocatrice, l'odeur elle-même : tout était calibré pour frapper. Seize ans plus tard, on continue d'en croiser le sillage dans les transports, les soirées, les couloirs de bureau le lundi matin. Phénomène de société autant que parfum. Côté composition, le départ est vif, presque gourmand — la mandarine sanguine et le pamplemousse donnent une fraîcheur fruitée qui disparaît vite, laissant place à ce cœur épicé-cannelle qui fait toute la signature. C'est là que ça devient intéressant. La rose n'est pas florale ici, elle est presque charnelle, absorbée par les épices. Et le fond — cuir, patchouli indien, ambre — installe une chaleur sèche, dense, qui tient des heures. Pas le genre de fond qui s'efface discrètement sur la peau. Quatre nez ont travaillé sur ce projet, dont Christophe Raynaud et Olivier Pescheux. Le résultat est clairement grand public, assumé, sans complexe. On aime ou on déteste — mais difficile de rester indifférent. C'est un parfum de soirée, de séduction frontale, pour quelqu'un qui n'a pas peur de prendre de la place.

44,50 €
Guy Laroche Drakkar Noir
05Guy Laroche

Drakkar Noir

Il y a des parfums qui n'ont pas besoin d'être présentés — et pourtant, on oublie parfois à quel point ils sont bien construits. Lancé en 1982 par le nez Pierre Wargnye, c'est une fougère aromatique qui a défini une certaine idée de la masculinité des années 80 : tranchante, directe, sans fioriture. L'ouverture est franche, presque brusque — lavande, cédrat, un souffle de romarin et de menthe qui claque comme une fenêtre ouverte sur un matin froid. Passé ce premier élan, le cœur se densifie. La coriandre et l'absinthe apportent quelque chose de légèrement amer, presque medicinal — c'est ce détail qui distingue ce jus d'une simple fougère classique. Le genévrier ajoute une dimension boisée et résineuse qui prépare le terrain pour un fond sombre, ancré dans la mousse de chêne, le cuir sec et un patchouli discret. Le drydown sur peau est moins lourd qu'on ne l'imaginerait : il reste porté, pas écrasant. Côté sillage, il projette bien sans envahir — ce qui, pour l'époque, était déjà une forme d'élégance. Pas pour tout le monde, clairement. Mais pour celui qui assume un parfum avec du caractère et une vraie colonne vertébrale boisée, c'est un choix difficile à contredire.

27,50 €
Givenchy Gentleman Original
06Givenchy

Gentleman Original

Il y a dans ce jus quelque chose d'immédiatement reconnaissable — une certaine idée de l'élégance masculine qui ne cherche pas à séduire à tout prix. L'estragon en ouverture surprend, presque comme une épice verte et anisée qu'on n'attendait pas là, avant que la cannelle vienne réchauffer l'ensemble sans jamais tomber dans le sucré. C'est le genre d'entrée en matière qui trie d'emblée : les amateurs de fraîches aquatiques passeront leur chemin, et c'est très bien ainsi. Le cœur est l'endroit où tout se décide. Le patchouli — pas celui des années 70, lourd et enfumé, mais un patchouli retravaillé, presque sec — s'entrelace avec un vétiver terreux qui ancre le parfum dans quelque chose de profondément masculin, sans ostentation. Puis le fond arrive : ce cuir de Russie, discret mais tenace, qui rappelle vaguement l'intérieur d'une vieille berline ou d'un sac en cuir porté depuis des années. Côté tenue, on est sur du solide — plusieurs heures sans effort, une projection raisonnée qui ne colonise pas l'espace. C'est un boisé aromatique pour quelqu'un qui sait ce qu'il veut mettre sur sa peau, pas pour celui qui cherche encore.

76,50 €
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