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Notes olfactives

La Note de Casse en Parfumerie

La casse dévoile une douceur épicée unique, entre cannelle et miel, qui évoque les épices précieuses des routes commerciales antiques. Cette note chaude et gourmande apporte richesse et exotisme aux compositions orientales, se mariant harmonieusement avec les bois nobles et les résines. Son caractère à la fois doux et épicé en fait un ingrédient précieux pour créer des accords orientaux sophistiqués.

18parfumsNote de tête

Position dans la pyramide olfactive

Tête
90%(18)
Cœur
10%(2)
Fond
0%(0)

Répartition de cette note parmi 20 compositions

18en stock
15accords
8familles

Casse en parfumerie

La casse en parfumerie — une épice douce aux reflets boisés

Cousine de la cannelle, avec laquelle elle est souvent confondue, la casse possède pourtant une personnalité bien distincte. Plus directe, plus chaude, légèrement moins raffinée que la cannelle de Ceylan, elle déploie un profil épicé-sucré teinté de notes boisées et d'une douceur presque miellée qui lui confère un caractère immédiatement enveloppant. Son odeur évoque les épices des marchés orientaux, les coffrets en bois de santal, les mélanges de résines réchauffées au soleil — un mélange de familiarité et d'exotisme qui rend la casse à la fois accessible et mystérieuse.

Cette épice a traversé les siècles sans jamais vraiment disparaître de la palette olfactive des parfumeurs. Elle appartient à ces matières qui instaurent d'emblée une chaleur sensorielle, une impression de densité douce qui rassure autant qu'elle surprend. Son caractère à la fois gourmand et légèrement poudré la distingue des autres épices plus tranchantes comme le poivre ou le gingembre.

Son rôle dans les compositions

La casse s'installe le plus souvent en note de tête, position qu'elle occupe dans la grande majorité des parfums où elle figure. Ce placement n'est pas anodin : c'est elle qui pose le ton dès l'ouverture, instaurant cette chaleur épicée qui va colorer toute la perception initiale du parfum. Elle prépare le terrain pour des cœurs floraux ou boisés, leur offrant un écrin légèrement sucré et épicé qui renforce leur profondeur.

Lorsqu'elle migre vers le cœur de la composition, la casse prend davantage de volume et d'importance narrative. Elle y joue un rôle de liant, tissant des ponts entre les notes aériennes du début et les fonds plus lourds. Dans les rares cas où elle apparaît en fond, elle contribue à la persistance chaude et sucrée d'un sillage dense, souvent aux côtés de résines ou de muscs.

Accords et associations

La casse entretient une relation naturelle avec les notes florales — rose, iris, jasmin, violette — dont elle souligne la richesse sans les étouffer. Cette alliance est particulièrement heureuse dans les grandes compositions florales orientales et chyprées, où l'épice vient nuancer la douceur des fleurs d'une touche de vivacité chaude. Le musc et le santal lui offrent quant à eux un fond boisé et doux qui amplifie son caractère enveloppant.

Elle se marie également bien avec les notes verdoyantes comme le galbanum, créant un contraste intéressant entre le mordant végétal et la douceur épicée. L'ambre et les résines comme le benjoin lui répondent naturellement, dans une logique orientale assumée. Plus surprenant, son association avec des notes aldéhydées ou des notes de pêche ouvre des registres olfactifs inattendus, à la croisée du floral classique et de l'épicé chaleureux.

Origine et extraction

La casse provient principalement de l'écorce du Cinnamomum cassia, arbre originaire du sud de la Chine, où il est cultivé depuis des millénaires. On la retrouve également au Vietnam et en Indonésie, avec des variations qualitatives selon les terroirs. L'huile essentielle de casse est obtenue par distillation à la vapeur d'eau de l'écorce, et sa teneur élevée en cinnamaldéhyde lui confère ce profil épicé-chaud si caractéristique.

Par rapport à la cannelle de Ceylan — issue d'une espèce proche mais distincte —, la casse présente un profil plus puissant et moins subtil, avec une légère amertume boisée en fond. Cette robustesse explique son usage fréquent dans des formulations où l'on recherche un impact épicé marqué dès l'ouverture. En parfumerie, des équivalents de synthèse permettent également d'en reproduire les facettes tout en offrant une plus grande stabilité formulation.

Quelques parfums qui mettent la casse en lumière

Après l'Ondée de Guerlain, créé en 1906, est l'un des premiers exemples de l'intégration de la casse dans une composition d'une délicatesse rare. Elle y côtoie l'anis, le néroli et la bergamote en ouverture, avant de laisser place à un cœur poudré d'iris et de violette d'une grande finesse. Amazone d'Hermès, sorti en 1974, l'associe quant à lui au galbanum et au néroli pour une ouverture verte et épicée qui précède un cœur floral d'une élégance très seventies.

Magie Noire de Lancôme, datant de 1978, illustre parfaitement la puissance de la casse dans un contexte chypré floral sombre : aux côtés du cassis et du galbanum, elle contribue à l'intensité presque envoûtante de l'ouverture. La même année, Silences de Jacomo l'intègre dans un registre floral vert plus aérien, où elle apporte une touche chaude qui contraste avec la fraîcheur végétale du galbanum. Plus tardif, Jean-Louis Scherrer de 1979 en fait l'un des piliers d'une tête florale et aldéhydée aux accents légèrement poudrés, confirmant que la casse sait aussi se fondre avec discrétion dans des compositions aux ambitions plus classiques. Cette capacité à naviguer entre robustesse et retenue est précisément ce qui en fait une matière toujours pertinente à utiliser.

Cacharel Amor Amor
01Cacharel

Amor Amor

Il y a des parfums qui ramènent immédiatement à un âge précis — dix-sept ans, peut-être dix-huit, ce moment suspendu où tout semble possible. Lancé en 2003 par les nez Dominique Ropion et Laurent Bruyere, ce floral fruité porte bien son nom : il y a quelque chose d'impulsif là-dedans, de presque impatient. L'ouverture éclate — cassis, mandarine, un zeste de pamplemousse — avec cette franchise un peu insolente qui caractérise les jus pensés pour la jeunesse. Rien de sophistiqué dans la démarche, et c'est précisément ce qui fonctionne. Le cœur s'assagit doucement, sans perdre son énergie. Rose et jasmin s'entrelacent autour d'une note d'abricot qui apporte une texture presque veloutée, charnelle sans être lourde. C'est là que le parfum gagne en intérêt — on s'attend à quelque chose de très sage, et il surprend par ce moelleux légèrement gourmand. Le fond vanillé et tonka installe un drydown chaud, réconfortant, avec un musc qui colle bien à la peau. Côté tenue, la version eau de parfum tient ses promesses — projection honnête, sillage sucré mais jamais envahissant. Un choix assumé pour celles qui n'ont pas peur de sentir bon de manière franche, sans détour.

29,50 €
Guerlain Aqua Allegoria Pamplelune
02Guerlain

Aqua Allegoria Pamplelune

Un agrume qui ne fait pas semblant. Pamplelune, c'est du pamplemousse vrai — pas la version sucrée et lissée qu'on trouve partout — mais le fruit dans ce qu'il a de plus vif, presque amer sur les bords, avec cette petite morsure qui réveille. La bergamote arrive en soutien, légère, et la casse apporte un détail surprenant : ce côté légèrement épicé, presque feuillu, qui donne l'impression de croquer dans quelque chose de vivant plutôt que de se parfumer. Le petit grain et le néroli font le lien, ajoutant une texture florale-verte qui empêche le jus de partir dans le sucré. Ce qui est intéressant — et un peu inattendu pour un hespéridé —, c'est le fond. Le patchouli est là, discret mais réel, il ancre tout ça sur la peau sans alourdir. La vanille, elle, reste à peine perceptible, presque fantôme. Le drydown est beaucoup plus sophistiqué qu'on ne l'anticipe au premier spray. Signé Jean-Paul Guerlain et Mathilde Laurent en 1999, c'est le genre de fragrance qui plaît à celles qui n'aiment pas se sentir "parfumées". La tenue est modeste, le sillage reste proche du corps — rien à voir avec les projections agressives des agrumes de synthèse. Une peau propre, le soleil du matin, c'est tout ce qu'il demande.

70,50 €
Cacharel Loulou
03Cacharel

Loulou

Sorti en 1987 sous la plume olfactive de Jean Guichard, ce jus incarne une époque où les parfums osaient la contradiction. Innocent et troublant à la fois. C'est le genre de fragrance qui ne cherche pas à plaire à tout le monde — et c'est précisément ce qui la rend fascinante. L'inspiration, Louise Brooks dans *Loulou* de Pabst, n'est pas anecdotique : il y a vraiment quelque chose de cette ambiguïté-là dans le flacon, cette façon d'être à la fois candide et profondément sensuelle. L'ouverture joue sur un registre presque gourmand — la prune, l'anis, une pointe de cannelle qui réchauffe sans agresser — avant que le cœur ne bascule vers quelque chose de plus charnel. L'ylang-ylang et l'héliotrope forment un duo poudré-exotique assez caractéristique des orientaux floraux de cette décennie, rehaussé par la tiare tahitienne, crémeuse, presque lactée. Le drydown, lui, installe une base de benjoin et d'encens qui tient longtemps sur la peau — très longtemps. Côté sillage, on est loin de la discrétion. C'est assumé, enveloppant, presque opaque par temps frais. La femme qui porte ça le sait, et elle assume. Pas pour les timides.

34,50 €
HERMÈS Amazone
04HERMÈS

Amazone

Il y a dans ce flacon quelque chose d'indéniablement daté — et c'est précisément ce qui le rend fascinant. Amazone appartient à cette époque où la parfumerie osait les ouvertures tranchantes, presque agressives : le galbanum claque d'entrée, vert et presque métallique, tempéré par une bergamote lumineuse et un néroli qui apporte juste ce qu'il faut de légèreté. On est en 1974, Maurice Maurin signe un jus qui sent sa décennie — mais sans que ça soit un défaut. Le cœur, lui, est une affaire de fleurs à caractère. Narcisse, jacinthe, iris racine : pas les fleurs sages d'un floral poudré, plutôt quelque chose de vivant, presque humide, avec ce cassis qui tire vers le fruit rouge sauvage plutôt que vers la confiture. C'est une floralité aldéhydée — famille oblige — mais étonnamment ancrée dans la terre, comme si les fleurs poussaient encore dedans. Le fond vétiver-mousse de chêne prend le relais avec une élégance un peu sombre, boisée, très classique dans le bon sens du terme. Côté tenue, on est sur quelque chose de raisonnable, discret sans être effacé. Ce parfum s'adresse à quelqu'un qui assume ses références, qui n'a pas besoin que son parfum soit reconnu pour l'apprécier.

104,00 €
Guerlain Après l'Ondée
05Guerlain

Après l'Ondée

Il y a des parfums qui racontent une histoire précise — et celui-là, c'est l'air mouillé d'un jardin après une pluie d'été, quand le soleil revient timidement sur les pierres encore humides. Jacques Guerlain l'a composé en 1906, et franchement, rien dans cette date ne trahit son âge. C'est une fleur grise, presque aquarellée, qui s'ouvre sur une pointe anisée et une fraîcheur de néroli avant de glisser vers quelque chose de beaucoup plus intime. Le cœur est une affaire de violette et d'iris racine — deux matières qui, chez Guerlain, ont toujours eu une façon particulière de se fondre jusqu'à devenir indiscernables. Le mimosa apporte un duvet presque poudré, le santal un fond tiède. Et puis l'héliotrope — cette note qu'on oublie trop souvent de nommer — donne au drydown cette tonalité amande-fleur-enfance qu'on ne trouve nulle part ailleurs à ce degré de finesse. Côté tenue, on est sur quelque chose d'étonnamment discret pour un oriental floral. Pas de projection agressive. C'est un jus qui reste proche de la peau, presque confidentiel — le genre qu'on porte pour soi, pas pour la pièce. Pas pour tout le monde, donc. Mais pour les bonnes personnes, inoubliable.

84,00 €
Cacharel Amor Amor
06Cacharel

Amor Amor

Un floral fruité solaire, presque adolescent dans le bon sens du terme — celui qui rappelle les étés où l'on tombait amoureux sans filet. Sorti en 2003 sous la signature de Dominique Ropion et Laurent Bruyere, ce jus a su traverser les décennies sans vieillir vraiment, ce qui n'est pas rien. L'ouverture est franche, presque insolente : le cassis et les agrumes — mandarine, bergamote, pamplemousse — arrivent ensemble, vifs, légèrement acidulés, avec cette énergie un peu turbulente qu'on retrouve dans les fragrances conçues pour la peau jeune. Le cœur se pose ensuite sur un lit fleuri très classique (rose, jasmin, muguet), mais c'est l'abricot qui change tout. Il arrondit les angles, glisse une douceur charnue entre les fleurs, et donne à l'ensemble ce côté "peau sucrée" caractéristique. Le drydown, lui, est vanillé-ambré sans être lourd — la fève tonka et le musc assurent une tenue confortable, enveloppante sans étouffer. Côté sillage, on est sur quelque chose de raisonnable, de quotidien. Ce n'est pas un parfum à projection massive — plutôt le genre qu'on perçoit quand quelqu'un passe près de soi et qu'on se retourne. Pas pour tout le monde, clairement, mais pour celles qui assument un registre gourmand-fruité sans complexe, c'est un choix qui tient ses promesses.

28,00 €

Casse est utilisé(e) comme note de tête dans 90% des compositions où cette note apparaît, présente dans 20 parfums.

Analyse Tendance Parfums

Questions fréquentes

La casse provient de l'écorce du Cinnamomum cassia, un arbre originaire de Chine et d'Asie du Sud-Est, tandis que la cannelle de Ceylan est issue du Cinnamomum verum, cultivé principalement au Sri Lanka. En termes olfactifs, la casse présente un profil plus prononcé, plus camphrée et légèrement plus rustique, avec moins de la délicatesse florale que l'on retrouve dans la cannelle de Ceylan. Les parfumeurs les emploient souvent de manière interchangeable dans la nomenclature, mais leurs signatures olfactives restent distinctes pour un nez averti.

La casse provient de l'écorce du Cinnamomum cassia, un arbre originaire de Chine et d'Asie du Sud-Est, tandis que la cannelle de Ceylan est issue du Cinnamomum verum, cultivé principalement au Sri Lanka. En termes olfactifs, la casse présente un profil plus prononcé, plus camphrée et légèrement plus rustique, avec moins de la délicatesse florale que l'on retrouve dans la cannelle de Ceylan. Les parfumeurs les emploient souvent de manière interchangeable dans la nomenclature, mais leurs signatures olfactives restent distinctes pour un nez averti.

La casse provient de l'écorce du Cinnamomum cassia, un arbre originaire de Chine et d'Asie du Sud-Est, tandis que la cannelle de Ceylan est issue du Cinnamomum verum, cultivé principalement au Sri Lanka. En termes olfactifs, la casse présente un profil plus prononcé, plus camphrée et légèrement plus rustique, avec moins de la délicatesse florale que l'on retrouve dans la cannelle de Ceylan. Les parfumeurs les emploient souvent de manière interchangeable dans la nomenclature, mais leurs signatures olfactives restent distinctes pour un nez averti.

La matière première olfactive est principalement obtenue par distillation à la vapeur d'eau de l'écorce, des feuilles et des rameaux du Cinnamomum cassia. L'écorce fournit une huile essentielle riche en cinnamaldéhyde, le composé majoritairement responsable de l'odeur épicée-sucrée caractéristique. Il existe également des versions synthétiques ou reconstituées, le cinnamaldéhyde de synthèse étant largement utilisé dans l'industrie pour sa stabilité et son coût plus maîtrisé par rapport à la matière naturelle.

La matière première olfactive est principalement obtenue par distillation à la vapeur d'eau de l'écorce, des feuilles et des rameaux du Cinnamomum cassia. L'écorce fournit une huile essentielle riche en cinnamaldéhyde, le composé majoritairement responsable de l'odeur épicée-sucrée caractéristique. Il existe également des versions synthétiques ou reconstituées, le cinnamaldéhyde de synthèse étant largement utilisé dans l'industrie pour sa stabilité et son coût plus maîtrisé par rapport à la matière naturelle.

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